{"id":4438,"date":"2010-09-10T13:45:16","date_gmt":"2010-09-10T17:45:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.surfzen.com\/cscp\/2010\/09\/10\/yves-mayzaud-personne-communaute-et-monade-chez-husserl-2.html"},"modified":"2010-09-10T13:45:16","modified_gmt":"2010-09-10T17:45:16","slug":"yves-mayzaud-personne-communaute-et-monade-chez-husserl-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/2010\/09\/10\/yves-mayzaud-personne-communaute-et-monade-chez-husserl-2","title":{"rendered":"Yves Mayzaud, Personne, communaut\u00e9 et monade chez Husserl"},"content":{"rendered":"<div style=\"width: 334px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.amazon.ca\/Personne-communaut%C3%A9-monade-chez-Husserl\/dp\/2296123678%3FSubscriptionId%3DAKIAIBIYTWWZ6WMXPQEQ%26tag%3Dc0e58-20%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D2296123678\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"book \" src=\"http:\/\/ecx.images-amazon.com\/images\/I\/41mjWLGb4-L._SL500_.jpg\" alt=\"\" width=\"324\" height=\"500\" \/><\/a><p class=\"wp-caption-text\">Cliquer pour consulter Amazon.ca<\/p><\/div>\n<p><strong>Yves Mayzaud, <em>Personne, communaut\u00e9 et monade chez Husserl. Contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tude des fondements de la ph\u00e9nom\u00e9nologie politique<\/em>. Paris, L\u2019Harmattan, 2010; 219\u00a0p. ISBN 978-2296123670.<\/strong><\/p>\n<p><em>Compte rendu de J\u00e9r\u00f4me Melan\u00e7on, Universit\u00e9 de l\u2019Alberta, campus Augustana. Publi\u00e9 dans Symposium 15:1 (2011).<\/p>\n<p><\/em><\/p>\n<p>Edmund Husserl a rarement abord\u00e9 la politique dans son \u0153uvre. Son ambition \u00e9tait d\u2019offrir une nouvelle fondation aux sciences, ou du moins de leur donner un nouveau sens, si bien que la crise politique allemande des ann\u00e9es 1930 se retrouve dans son \u0153uvre sous la seule forme d\u2019une <em>crise des sciences europ\u00e9ennes<\/em>. Toute \u00e9tude de la relation de sa pens\u00e9e \u00e0 la politique doit ainsi faire face au probl\u00e8me d\u2019une philosophie qui ne vise pas \u00e0 fonder l\u2019action politique mais plut\u00f4t l\u2019attitude scientifique, mais aussi \u00e0 celui de l\u2019\u00e9parpillement dans les textes publi\u00e9s et posthumes des remarques sur la soci\u00e9t\u00e9 et la politique.<\/p>\n<p>Yves Mayzaud entreprend dans cet ouvrage d\u2019ouvrir le champ d\u2019une ph\u00e9nom\u00e9nologie politique husserlienne \u00e0 partir de la notion de personne. Cette entreprise diff\u00e8re de celle d\u2019Yves Thierry (<em>Conscience et humanit\u00e9 selon Husserl. Essai sur le sujet politique<\/em>, PUF, 1995)\u00a0: bien que les deux \u00e9tudes portent sur le sujet politique, Mayzaud en reste \u00e0 l\u2019\u00e9tude des textes de Husserl et du d\u00e9veloppement de sa pens\u00e9e, en s\u2019arr\u00eatant aux fondements et sans encore se lancer dans une description de la vie politique. Il s\u2019agit en effet de penser \u00e0 partir de certaines orientations de la pens\u00e9e de Husserl, contre certaines autres orientations, et surtout contre celles d\u2019une personnalit\u00e9 d\u2019ordre sup\u00e9rieur d\u00e9velopp\u00e9es dans <em>Philosophie premi\u00e8re<\/em> et d\u2019une auto-r\u00e9alisation de l\u2019humanit\u00e9 par la philosophie pr\u00e9sent\u00e9e dans les textes contemporains de cet ouvrage ainsi que de la <em>Crise des sciences europ\u00e9ennes et la ph\u00e9nom\u00e9nologie transcendantale<\/em>. Par cons\u00e9quent, Mayzaud suit l\u2019\u00e9volution de la pens\u00e9e de Husserl, rel\u00e8ve ses contradictions et la mani\u00e8re dont Husserl les d\u00e9passe, traque les r\u00e9ponses qu\u2019il donne ailleurs ou plus tard, et radicalise ses propos pour plus de coh\u00e9rence, le tout \u00e0 partir d\u2019une ph\u00e9nom\u00e9nologie de la personne. L\u2019auteur retrace en effet les trois r\u00e9ductions qu\u2019Husserl a op\u00e9r\u00e9es sur la personne.<\/p>\n<p>D\u2019abord, le premier chapitre, concentr\u00e9 sur les <em>Ideen I<\/em>, retrace la r\u00e9duction eid\u00e9tique de la personne dans l\u2019attitude naturaliste, qui se limite \u00e0 comprendre la personne en son corps comme chose et comme causalit\u00e9. Le second chapitre, se fondant surtout sur les <em>Ideen II<\/em>, va au-del\u00e0 de cette premi\u00e8re r\u00e9duction pour en effectuer une seconde sur l\u2019attitude personnaliste qui prend son contrepied pour se limiter \u00e0 comprendre la personne comme esprit.<\/p>\n<p>La conception de la personne que retiendra l\u2019auteur commence \u00e0 se pr\u00e9ciser dans le troisi\u00e8me chapitre, o\u00f9 s\u2019op\u00e8re une r\u00e9duction transcendantale pour d\u00e9passer les apories des compr\u00e9hensions mat\u00e9rialiste et spiritualiste de la personne, suivant une relecture avant tout de <em>Philosophie premi\u00e8re<\/em> et tournant autour des notions de no\u00e8se et de no\u00e8me. Ici, le Je se r\u00e9v\u00e8le comme subjectivit\u00e9 transcendantale, condition de toute transcendance, situ\u00e9e hors du temps et s\u2019objectivant dans le monde. Le Je se saisit dans le monde en tant que personne, mais jamais dans sa puret\u00e9. La subjectivit\u00e9 se fait ainsi personne pour pouvoir se penser\u00a0: \u00ab\u00a0sans cela, elle ne peut pas avoir de personnalit\u00e9, de pouvoir sur les choses et sur les autres, des pr\u00e9f\u00e9rences culturelles, religieuses, naturelles ou pathologiques. Tous ses traits renvoient \u00e0 des relations de sens que la personne doit par principe entretenir\u00a0\u00bb (101). \u00a0Mayzaud s\u2019appuie ici sur la dynamique entre int\u00e9riorisation et ext\u00e9riorisation, entre expression et r\u00e9-expression de la subjectivit\u00e9 transcendantale\u00a0: les exp\u00e9riences sont autant d\u2019expressions de la subjectivit\u00e9 (l\u2019exprimant) qui se fait ainsi personne (l\u2019exprim\u00e9). La subjectivit\u00e9 r\u00e9-exprime en m\u00eame temps la source de ces exp\u00e9riences\u2014\u00ab\u00a0l&rsquo;environnement des objets et la pr\u00e9sence des autres\u00a0\u00bb (105).<\/p>\n<p>Cette dynamique, retrac\u00e9e au quatri\u00e8me chapitre dans les <em>M\u00e9ditations cart\u00e9siennes<\/em>, m\u00e8ne Mayzaud \u00e0 reprendre la notion de monade pour remplacer les descriptions pr\u00e9c\u00e9dentes de la personne. Ainsi pens\u00e9es, les monades ne sont pas des atomes et la subjectivit\u00e9 transcendantale ne peut donc plus \u00eatre pens\u00e9e dans sa solitude. Bien au contraire, une monade est la personne en ce qu\u2019elle vit pour elle seule; mais ce qu\u2019elle vit et vise, elle le fait \u00e0 partir d\u2019une situation form\u00e9e par les objets qui l\u2019entourent et d\u2019une pluralit\u00e9 des perspectives. Les expressions sont la doublure intentionnelle des sensations, de ce qui est per\u00e7u, et d\u00e9finissent l\u2019espace d\u2019une r\u00e9-expression, d\u2019un mouvement d\u2019une personne \u00e0 une autre.<\/p>\n<p>Certains passages des <em>Ideen II<\/em> et de <em>Philosophie premi\u00e8re<\/em>, que Mayzaud reprend dans son cinqui\u00e8me chapitre, poussent encore plus loin l\u2019id\u00e9e que l\u2019autre personne est pr\u00e9sente dans la monade en d\u00e9veloppant la notion d\u2019<em>Ineinandersein<\/em>, l\u2019\u00eatre-un-en-l\u2019autre. Les subjectivit\u00e9s transcendantales sont l\u2019une dans l\u2019autre, se mondan\u00e9isent l\u2019une l\u2019autre, se donnent un monde commun o\u00f9 elles agissent et qu\u2019elles cherchent \u00e0 comprendre. C\u2019est le processus de compr\u00e9hension commun du monde qui permet au moi de devenir une personne\u2014une personne n\u2019\u00e9tant possible que dans une communaut\u00e9 de personnes, parce qu\u2019elle ne peut se comprendre que si son expression et sa r\u00e9-expression ont un sens et pour elle et pour les autres, en ce qu\u2019elles prennent leur origine dans un monde commun. La personne appara\u00eet d\u00e8s lors comme une possibilit\u00e9 de la communaut\u00e9, plut\u00f4t que comme celle de la conscience transcendantale.<\/p>\n<p>Mayzaud cherche toutefois \u00e0 faire ce que Husserl n\u2019a pas r\u00e9ussi\u00a0: \u00eatre fid\u00e8le \u00e0 la notion d\u2019<em>Ineinandersein<\/em>. Il s\u2019arr\u00eate ainsi sur le chemin d\u2019une intentionnalit\u00e9 sociale ou communautaire et refuse toute id\u00e9e d\u2019une classe ou d\u2019une nation pour revenir \u00e0 la personne. Pour ce faire, il retrace trois sortes d\u2019intentionnalit\u00e9 chez Husserl\u00a0: la vis\u00e9e d\u2019un objet, intentionnalit\u00e9 primaire; la vis\u00e9e du v\u00e9cu et du courant de conscience m\u00eame, menant \u00e0 l\u2019auto-constitution, intentionnalit\u00e9 secondaire; et une intentionnalit\u00e9 tertiaire, o\u00f9 \u00e0 la formule c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0toute conscience est conscience de quelque chose\u00a0\u00bb nous devrions ajouter \u00ab\u00a0avec quelqu\u2019un\u00a0\u00bb. Husserl pr\u00e9suppose, erron\u00e9ment selon Mayzaud, qu\u2019une harmonie serait d\u00e9j\u00e0 en train de s\u2019\u00e9tablir entre les consciences et qu\u2019ainsi les expressions de la subjectivit\u00e9, qui se d\u00e9veloppent ainsi, seraient bonnes ou mauvaises selon qu\u2019elles viseront cette harmonie ou non. Cette harmonie se trouverait dans sa forme la plus d\u00e9velopp\u00e9e dans la communaut\u00e9 des philosophes qui font face \u00e0 la t\u00e2che infinie de l\u2019humanit\u00e9 de se conna\u00eetre elle-m\u00eame. Sur ce mod\u00e8le, la collectivit\u00e9 se trouverait alors \u00eatre la r\u00e9-expression de la monade divine. Cependant, pour Mayzaud, l\u2019intentionnalit\u00e9 communautaire demeure celle de la subjectivit\u00e9 et n\u2019est pas celle d\u2019une personne communautaire, d\u2019une classe ou d\u2019une nation, ou encore de la monade divine.<\/p>\n<p>Le sixi\u00e8me et dernier chapitre de l\u2019ouvrage vise \u00e0 commencer la description de la vie sociale et politique amorc\u00e9e dans le cinqui\u00e8me chapitre. Mayzaud pourra ainsi parler d\u2019une communaut\u00e9 des monades comme ce qui se joue dans la passivit\u00e9 primordiale, dans l\u2019affectivit\u00e9 qui nous permet de reconna\u00eetre la singularit\u00e9 de l\u2019autre personne en entrant en relation avec elle. Il \u00e9crira ainsi que \u00ab\u00a0l\u2019<em>Ineinandersein<\/em> entre deux personnes singuli\u00e8res qui s\u2019aiment suppose un ph\u00e9nom\u00e8ne de monde, o\u00f9 les Soi se trouvent pris dans une forme situationnelle qui n\u2019est pas un Soi. Et il n&rsquo;y a pas de personne ou de r\u00e9-expression sans au moins ce ph\u00e9nom\u00e8ne de situation partag\u00e9e. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est ce qui est appel\u00e9 ici la communaut\u00e9 en opposition \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb (191). Mayzaud retrace ainsi les formes de la communaut\u00e9 \u00e0 partir de la famille, jusqu\u2019\u00e0 la soci\u00e9t\u00e9, la distinction ayant trait \u00e0 ce que la communaut\u00e9 permet potentiellement l\u2019<em>Ineinandersein<\/em> de tous avec tous, contrairement \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qui ne nous permet d\u2019\u00eatre les uns dans les autres qu\u2019avec un nombre limit\u00e9 de ses membres.<\/p>\n<p>Le lecteur doit deviner que c\u2019est une fois qu\u2019il y a soci\u00e9t\u00e9 et une fois qu\u2019une communication n\u2019est plus possible entre tous qu\u2019il peut y avoir une vie politique. Nous devons toutefois attendre la suite annonc\u00e9e de l\u2019ouvrage pour apprendre ce que serait une ph\u00e9nom\u00e9nologie politique fond\u00e9e sur la personne, \u00e0 moins d\u2019effectuer un travail sur le livre de Mayzaud semblable \u00e0 celui qu\u2019il op\u00e8re sur Husserl. En effet, un passage central de ce livre, sur lequel l\u2019auteur ne revient toutefois pas, se retrouve au quatri\u00e8me chapitre\u00a0: Mayzaud trouve chez Husserl un processus d\u2019expression et de r\u00e9-expression o\u00f9 l\u2019habitus de la personne\u2014\u00e0 savoir la subjectivit\u00e9 transcendantale m\u00eame\u2014se transforme au contact du monde et des autres personnes. Une telle compr\u00e9hension de la personne nous invite \u00e0 aller au bout de l\u2019<em>Ineinandersein<\/em>. Bien que l\u2019une des le\u00e7ons les plus importantes de la ph\u00e9nom\u00e9nologie politique soit que nous devons de refuser de penser la politique en termes de personnalit\u00e9s d\u2019ordre sup\u00e9rieur, nous ne devons pas pour autant abandonner la d\u00e9pendance de la subjectivit\u00e9 \u00e0 ses relations intersubjectives. Comprendre la subjectivit\u00e9 transcendantale comme le pr\u00e9-donn\u00e9, comme le pr\u00e9-r\u00e9flexif, c\u2019est la comprendre au sein d\u2019une collectivit\u00e9 qui forme la personne et ne cesse jamais de la transformer. Une compr\u00e9hension de la politique deviendrait d\u00e8s lors possible en tant qu\u2019action sur ces structures collectives.<\/p>\n<p>Cet ouvrage se trouve limit\u00e9 de ce que l\u2019auteur y reprend le pr\u00e9jug\u00e9 central de la ph\u00e9nom\u00e9nologie husserlienne\u00a0: la politique, comme tout autre domaine de la vie et de ce qui appartient \u00e0 l\u2019attitude naturelle, doit \u00eatre fond\u00e9e, et doit l\u2019\u00eatre sur la subjectivit\u00e9 transcendantale. La politique n\u2019est pas autonome, elle n\u2019appartient pas \u00e0 la sph\u00e8re du primordial, elle est secondaire \u00e0 la subjectivit\u00e9 plut\u00f4t que de contribuer \u00e0 la former. Par ailleurs, Mayzaud ne sort de la lecture de Husserl que pour se lancer vers d\u2019autres auteurs, plut\u00f4t que vers les ph\u00e9nom\u00e8nes politiques. Il trouve de la sorte des descriptions d\u2019autres ph\u00e9nom\u00e8nes et relations chez Sartre, Levinas, Hegel, Heidegger, ou Mauss, mais avant tout chez T\u00f6nnies, dont il reprend le sch\u00e9ma soci\u00e9t\u00e9\/communaut\u00e9 qui sous-tend tout l\u2019ouvrage, mais y appara\u00eet finalement pr\u00e9suppos\u00e9. De plus, en privil\u00e9giant les th\u00e8mes classiques de la ph\u00e9nom\u00e9nologie de l\u2019intersubjectivit\u00e9 (le regard, l\u2019amour) et les contemporains de Husserl, il ignore la ph\u00e9nom\u00e9nologie de la politique qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e en r\u00e9action \u00e0 la Seconde Guerre mondiale. Il manque ainsi notamment les d\u00e9veloppements qu\u2019apporta Merleau-Ponty \u00e0 la notion d\u2019<em>Ineinandersein<\/em> dans ses derniers \u00e9crits, aussi \u00e0 partir d\u2019un travail critique sur Husserl, et il demeure silencieux sur les \u00e9crits des ph\u00e9nom\u00e9nologues qui trait\u00e8rent de politique, comme Arendt ou Pato\u010dka.<\/p>\n<p>Le livre <em>Personne, communaut\u00e9 et monade chez Husserl<\/em> est surtout int\u00e9ressant par la lecture minutieuse et rigoureuse qu\u2019il offre de Husserl, une lecture qui montre aussi bien les d\u00e9fis et les limites de sa pens\u00e9e de la socialit\u00e9 que les d\u00e9veloppements qu\u2019elle permet. Il a aussi l\u2019avantage de contraster les diff\u00e9rentes p\u00e9riodes de la r\u00e9flexion de Husserl et de souligner les contradictions qui le pouss\u00e8rent \u00e0 transformer sa pens\u00e9e, \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019autres commentaires qui, comme Mayzaud le note, ont tendance \u00e0 privil\u00e9gier l\u2019une ou l\u2019autre de ces p\u00e9riodes au d\u00e9triment des autres et d\u2019une compr\u00e9hension de la politique. Mais si c\u2019est d\u2019une telle compr\u00e9hension qu\u2019il s\u2019agit, nous pouvons \u00e0 notre tour nous interroger sur la d\u00e9marche m\u00eame\u00a0: \u00e9tant donn\u00e9 les libert\u00e9s que l\u2019auteur dit prendre en corrigeant certaines tendances chez Husserl, en quoi est-il plus int\u00e9ressant de se pencher sur Husserl que sur la personne ou la vie politique elles-m\u00eames?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Yves Mayzaud, Personne, communaut\u00e9 et monade chez Husserl. Contribution \u00e0 l\u2019\u00e9tude des fondements de la ph\u00e9nom\u00e9nologie politique. Paris, L\u2019Harmattan, 2010; 219\u00a0p. ISBN 978-2296123670. Compte rendu de J\u00e9r\u00f4me Melan\u00e7on, Universit\u00e9 de l\u2019Alberta, campus Augustana. Publi\u00e9 dans Symposium 15:1 (2011). Edmund Husserl a rarement abord\u00e9 la politique dans son \u0153uvre. Son ambition \u00e9tait d\u2019offrir une nouvelle fondation [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[141],"tags":[164,170,167],"class_list":["post-4438","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-comptes-rendus","tag-phenomenologie","tag-philosophie-sociale","tag-politique","et-doesnt-have-format-content","et_post_format-et-post-format-standard"],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-07 12:58:07","action":"Draft","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category"},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4438","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4438"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4438\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4438"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4438"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4438"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}