{"id":4584,"date":"2013-01-06T23:32:32","date_gmt":"2013-01-07T04:32:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.surfzen.com\/cscp\/2013\/01\/06\/john-mullarkey-et-beth-lord-dirs-the-continuum-companion-to-continental-philosophy-2.html"},"modified":"2017-11-08T16:17:11","modified_gmt":"2017-11-08T21:17:11","slug":"john-mullarkey-et-beth-lord-dirs-the-continuum-companion-to-continental-philosophy-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/2013\/01\/06\/john-mullarkey-et-beth-lord-dirs-the-continuum-companion-to-continental-philosophy-2","title":{"rendered":"John Mullarkey et Beth Lord (dirs), The Continuum Companion to Continental Philosophy"},"content":{"rendered":"<p>[amazon_link asins=&rsquo;0826498302&prime; template=&rsquo;CSCP&rsquo; store=&rsquo;cs066b-20&prime; marketplace=&rsquo;CA&rsquo; link_id=&rsquo;2cc141e8-c4ca-11e7-8c84-5d00246345bd&rsquo;]<\/p>\n<p><strong>John Mullarkey et Beth Lord (dirs), <em>The Continuum Companion to Continental Philosophy<\/em>. London: Continuum, 2009, viii+417 p. ISBN 978-0-8264-9830-4.\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><em>Compte rendu d\u2019Yves Laberge, <\/em><em>Chercheur associ\u00e9 du Centre institutionnel de recherche en \u00e9ducation, environnement, \u00e9cocitoyennet\u00e9, Qu\u00e9bec. <\/em><\/p>\n<p>Ce collectif de quinze chapitres in\u00e9dits pr\u00e9sente, comme son titre l\u2019indique, la philosophie continentale, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019\u00e9tude de la tradition philosophique europ\u00e9enne &#8211; en excluant de ce corpus les auteurs anglais \u2013 observ\u00e9e selon un point de vue britannique ou, par extension, anglo-saxon. D\u2019ailleurs, la plupart des collaborateurs \u00e0 cette publication des \u00c9ditions Continuum proviennent d\u2019universit\u00e9s d\u2019Angleterre ou des \u00c9tats-Unis; aucun Canadien n\u2019a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 parmi les contributeurs.<\/p>\n<p>Le chapitre d\u2019introduction de Beth Lord d\u00e9limite les \u00e9tudes de ce livre, ax\u00e9 essentiellement sur la pratique actuelle; mais elle refuse nettement de d\u00e9finir ce qu\u2019est la philosophie continentale, se contenant d\u2019inviter le lecteur \u00e0 d\u00e9couvrir l\u2019ensemble de l\u2019ouvrage (8). Du m\u00eame souffle, Beth Lord n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 situer ce collectif par rapport aux ouvrages similaires qui le pr\u00e9c\u00e8dent pour montrer certaines des limites des autres ouvrages sur ce sujet, car ceux-ci sont trop nombreux \u00e0 faire cesser leur survol juste apr\u00e8s le poststructuralisme (1). L\u2019ouverture interdisciplinaire, voire transdisciplinaire des auteurs constitue l\u2019un des apports les plus appr\u00e9ciables de cet ouvrage qui sur ce point devrait inspirer les universitaires canadiens, trop souvent enferm\u00e9s dans leurs cadres disciplinaires stricts (11).<\/p>\n<p>Les premiers chapitres d\u00e9limitent le terrain. Avec une prudence m\u00e9thodologique peu fr\u00e9quente mais tout \u00e0 fait appropri\u00e9e, le chapitre d\u2019ouverture qui suit la pr\u00e9sentation identifie dans son titre trois paradigmes et un millier d\u2019exceptions (9). Les trois voies principales ici retenues par James Burton sont celles de Jacques Derrida, Alain Badiou et Gilles Deleuze (10). Le premier paradigme correspond \u00e0 \u00ab\u00a0la possibilit\u00e9 de l\u2019impossible\u00a0\u00bb, pour lequel le concept de \u00ab\u00a0diff\u00e9rance\u00a0\u00bb emprunt\u00e9 \u00e0 Derrida constitue une sorte d\u2019embl\u00e8me (\u00ab\u00a0<em>epitome<\/em>\u00a0\u00bb) (14). Le second paradigme sera \u00ab\u00a0la possibilit\u00e9 de la philosophie\u00a0\u00bb autour d\u2019Alain Badiou, tandis que le troisi\u00e8me paradigme, centr\u00e9 sur les travaux de Gilles Deleuze, propose de consid\u00e9rer la philosophie comme la discipline qui cr\u00e9e des concepts (22). On trouvera \u00e9galement dans ce chapitre quelques d\u00e9finitions de la philosophie continentale, dont la plus usuelle, voulant caract\u00e9riser un champ d\u2019\u00e9tudes des universitaires anglophones qui \u00e9merge dans l\u2019apr\u00e8s-guerre et qui s\u2019int\u00e9resse sp\u00e9cifiquement aux \u0153uvres postkantiennes publi\u00e9es dans d\u2019autres langues que l\u2019anglais, et particuli\u00e8rement en allemand et en fran\u00e7ais (11).<\/p>\n<p>La suite des chapitres est organis\u00e9e th\u00e9matiquement, et non chronologiquement, abordant successivement des th\u00e8mes comme la m\u00e9taphysique, la conscience, la diff\u00e9rence, l\u2019\u00e9thique, le marxisme, la psychanalyse, le f\u00e9minisme, la philosophie\u00a0de la vie (Nietzsche\u00a0; Bergson), puis des intersections de la philosophie\u00a0avec la science, les arts, puis la litt\u00e9rature. Le dernier chapitre s\u2019ouvre vers le futur de la philosophie continentale.<\/p>\n<p>Ind\u00e9niablement, les universitaires du Canada qui peuvent travailler et lire dans les deux langues officielles se trouvent dans une position id\u00e9ale pour observer la mani\u00e8re dont la philosophie continentale se fait et se construit, avec ses th\u00e8mes de pr\u00e9dilection, ses chouchous, ses oublis, ses d\u00e9s\u00e9quilibres et ses distorsions. Ce que les chercheurs anglophones retiennent de la philosophie continentale, et notamment de la philosophie fran\u00e7aise, pose un vif contraste avec les pratiques usit\u00e9es en France ou au Qu\u00e9bec. Ces contrastes quant aux auteurs privil\u00e9gi\u00e9s par les anglophones et les francophones sautent aux yeux et appara\u00eetront encore plus frappants pour la g\u00e9n\u00e9ration ayant appris la philosophie au si\u00e8cle dernier. Pourtant, ces choix subjectifs (mais non arbitraires) sont annonc\u00e9s par les coresponsables d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019ouvrage (2), et repris dans le chapitre suivant (10). Les coresponsables de ce livre sont pleinement conscients de la subjectivit\u00e9 de leur lecture\u00a0et le soulignent \u00e0 l\u2019occasion; dans le dernier chapitre, John Mullarkey rappelle \u00e0 juste titre que la \u00ab\u00a0r\u00e9ception de la pens\u00e9e europ\u00e9enne dans le monde anglophone n\u2019est pas la m\u00eame chose que la pens\u00e9e europ\u00e9enne elle-m\u00eame\u00a0\u00bb (261). De plus, John Mullarkey oppose\u00a0la carri\u00e8re d\u2019un Jacques Derrida oblig\u00e9 d\u2019enseigner toute sa vie \u00e0 l\u2019\u00e9tranger \u00e0 celle de l\u2019acad\u00e9micien Michel Serres qui, c\u00e9l\u00e9br\u00e9 en France, est ignor\u00e9 en Grande-Bretagne, et de ce fait, dans ce livre (261).<\/p>\n<p>L\u2019une des forces de ce livre de John Mullarkey et Beth Lord r\u00e9side dans sa derni\u00e8re portion, qui ne devrait pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une simple succession d\u2019annexes. D\u2019abord, le glossaire (\u00ab\u00a0<em>Glossary<\/em>\u00a0\u00bb) contient des notices d\u2019environ une page chacune sur une trentaine de philosophes du continent (comme Adorno, Arendt, Sartre) et quelques courants de pens\u00e9e comme l\u2019existentialisme, la ph\u00e9nom\u00e9nologie, le marxisme et le structuralisme (279-323). Il manque toutefois \u00e0 ce survol un concept essentiel : le postmodernisme. On d\u00e9couvre ensuite une chronologie de la philosophie avec les \u0153uvres essentielles publi\u00e9es entre 1750 et 2008 (326-369). Une liste de revues et d\u2019associations, des sites Internet, une abondante bibliographie et un index compl\u00e8tent ces ressources utiles.<\/p>\n<p>A ce propos, la lecture de l\u2019index en fin de volume constitue en soi un exercice r\u00e9v\u00e9lateur sur les d\u00e9s\u00e9quilibres de ce collectif, \u00e0 la mesure de la perception de plusieurs universitaires anglo-saxons sur la philosophie continentale (411 et sq.). Comme on pourrait s\u2019y attendre, les cinq philosophes allemands les plus cit\u00e9s sont naturellement Heidegger, Kant, Hegel, Marx et Nietzsche. \u00c9tonnamment, Adorno est maintes fois cit\u00e9, mais pas son coll\u00e8gue Horkheimer\u00a0; Lacan y est plus cit\u00e9 que Freud; Jung n\u2019y est m\u00eame pas mentionn\u00e9. Autre surprise de taille dans cet index, Sartre y est moins cit\u00e9 que Derrida, Deleuze et Michel Foucault qui obtiennent dans ce panorama la part du lion parmi les penseurs fran\u00e7ais. Le plus surprenant est d\u2019y retrouver une autre confirmation de l\u2019engouement disproportionn\u00e9 des professeurs britanniques pour certains auteurs fran\u00e7ais comme F\u00e9lix Guattari, Alain Badiou, Jean-Fran\u00e7ois Lyotard, voire Jacques Ranci\u00e8re, qui sont mentionn\u00e9s plus souvent que Bergson ou Gaston Bachelard. N\u00e9anmoins, Louis Althusser re\u00e7oit ici sa juste part en \u00e9tant cit\u00e9 une quinzaine de fois, ce qui reste inf\u00e9rieur \u00e0 d\u2019autres penseurs comme Derrida, Deleuze et Badiou, qui sont les vedettes de ce livre. Luk\u00e1cs n\u2019a ici droit qu\u2019\u00e0 une seule mention, et Walter Benjamin n\u2019en re\u00e7oit que deux. Et curieusement, des philosophes essentiels du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle comme Albert Camus et Edgar Morin (l\u2019auteur de <em>L\u2019Homme et la mort <\/em>et de<em> La M\u00e9thode<\/em>) sont totalement absents de ce livre, comme le confirme l\u2019index. Cet exercice quantitatif ne rend certainement pas justice aux auteurs ni aux responsables de ce collectif, mais il s\u2019impose lorsqu\u2019on pr\u00e9tend fournir une pr\u00e9sentation \u00e9quilibr\u00e9e d\u2019un domaine d\u2019\u00e9tudes; il est confirm\u00e9 par ailleurs par le contenu des chapitres de ce recueil.<\/p>\n<p>Cependant, et en d\u00e9pit des r\u00e9serves qui pr\u00e9c\u00e8dent, ce regard anglo-saxon sur une partie de la philosophie europ\u00e9enne et de ce que l\u2019on a nomm\u00e9 la \u00ab\u00a0<em>French Theory<\/em>\u00a0\u00bb (conceptualis\u00e9e par Fran\u00e7ois Cusset dans son livre portant d\u2019ailleurs ce titre laiss\u00e9 en anglais) comporte aussi, on peut l\u2019imaginer, certains aspects positifs et constructifs pour la compr\u00e9hension de la philosophie telle qu\u2019elle se pratique de nos jours. D\u2019ailleurs, John Mullarkey et Beth Lord insistent sur leur volont\u00e9 de montrer la philosophie dans sa pratique; en ce sens, les disproportions observ\u00e9es et signal\u00e9es plus haut ne sont pas invent\u00e9es mais d\u00e9coulent plut\u00f4t de la mani\u00e8re particuli\u00e8re dont la philosophie est enseign\u00e9e (et de ce fait reproduite et perp\u00e9tu\u00e9e) dans les pays anglo-saxons. Ainsi, la pr\u00e9sence (ou la r\u00e9introduction) dans ce panorama d\u2019un penseur comme Louis Althusser, pratiquement absent des \u00e9tudes philosophiques en France et encore plus au Canada, me semble r\u00e9tablir un oubli injustifi\u00e9. Ind\u00e9niablement, la pens\u00e9e d\u2019Althusser, notamment \u00e0 propos des id\u00e9ologies, avait \u00e9t\u00e9 marquante en France mais aussi en Grande-Bretagne durant les ann\u00e9es 1970, \u00e0 la suite des travaux des chercheurs en \u00ab\u00a0<em>Cultural Studies<\/em>\u00a0\u00bb autour de Stuart Hall qui accordaient une importance primordiale \u00e0 Althusser, comme en fait foi ici l\u2019excellent chapitre de Bill Martin sur la pens\u00e9e marxiste continentale. En France, la pr\u00e9sence d\u2019Althusser semblait parfois devenue encombrante apr\u00e8s les ann\u00e9es 1980 (pour de mauvaises raisons qui n\u2019avaient rien \u00e0 voir avec son discours) dans certains milieux philosophiques et m\u00eame en science politique.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s deux lectures de ce <em>Continuum Companion to Continental Philosophy<\/em>, je ne crois toutefois pas que ce recueil puisse servir aux \u00e9tudiants de premier cycle ni comme initiation \u00e0 ce domaine d\u2019\u00e9tudes et ce, pour plusieurs raisons. Telle que per\u00e7ue et conceptualis\u00e9e par les observateurs anglo-saxons, la philosophie continentale semble distordue si on la compare \u00e0 des pr\u00e9sentations g\u00e9n\u00e9rales de la philosophie fran\u00e7aise ou allemande. Ces diff\u00e9rences sont plus faciles \u00e0 constater si on peut lire le fran\u00e7ais et l\u2019anglais, et si l\u2019on fr\u00e9quente les ouvrages et les manuels de philosophie dans ces deux langues. Or, on aurait tort de vouloir d\u00e9nigrer trop rapidement la philosophie continentale car son influence sur l\u2019histoire des id\u00e9es et sur la mani\u00e8re dont la philosophie est enseign\u00e9e est immense, compte tenu de poids d\u00e9mographique et de la surabondance de publications en langue anglaise, qui semble parfois laisser dans un isolement relatif ce que les enseignants francophones peuvent penser des philosophes fran\u00e7ais. Sur le plan p\u00e9dagogique, les chapitres proposent des survols instructifs de plusieurs aspects ou sous-th\u00e8mes de la philosophie continentale, mais ils ne sont pas pour autant des le\u00e7ons ni des mod\u00e8les p\u00e9dagogiques et ne comprennent pas toujours des d\u00e9finitions utiles de tous les termes employ\u00e9s. En revanche, pour le professeur ou pour un \u00e9tudiant de ma\u00eetrise, ce livre apporterait certainement des id\u00e9es stimulantes, voire inspirantes, et un regard de l\u2019ext\u00e9rieur qui permet le recul, pour mieux avancer ensuite.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[amazon_link asins=&rsquo;0826498302&prime; template=&rsquo;CSCP&rsquo; store=&rsquo;cs066b-20&prime; marketplace=&rsquo;CA&rsquo; link_id=&rsquo;2cc141e8-c4ca-11e7-8c84-5d00246345bd&rsquo;] John Mullarkey et Beth Lord (dirs), The Continuum Companion to Continental Philosophy. London: Continuum, 2009, viii+417 p. ISBN 978-0-8264-9830-4.\u00a0 Compte rendu d\u2019Yves Laberge, Chercheur associ\u00e9 du Centre institutionnel de recherche en \u00e9ducation, environnement, \u00e9cocitoyennet\u00e9, Qu\u00e9bec. 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