{"id":4606,"date":"2013-06-28T14:50:28","date_gmt":"2013-06-28T18:50:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.surfzen.com\/cscp\/2013\/06\/28\/martin-thibodeau-hegel-et-la-tragedie-grecque-2.html"},"modified":"2017-11-08T16:15:57","modified_gmt":"2017-11-08T21:15:57","slug":"martin-thibodeau-hegel-et-la-tragedie-grecque-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/2013\/06\/28\/martin-thibodeau-hegel-et-la-tragedie-grecque-2","title":{"rendered":"Martin Thibodeau, Hegel et la trag\u00e9die grecque"},"content":{"rendered":"<p>[amazon_link asins=&rsquo;2753513295&prime; template=&rsquo;CSCP&rsquo; store=&rsquo;cs066b-20&prime; marketplace=&rsquo;CA&rsquo; link_id=&rsquo;ff0fdea7-c4c9-11e7-a586-ef7fe2abd2eb&rsquo;]<\/p>\n<p><strong>Martin Thibodeau, <i>Hegel et la trag\u00e9die grecque<\/i>. Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011, 242 p. ISBN: 978-2753513297.<\/strong><\/p>\n<p><i>Compte-rendu de Christophe Bouton, professeur de philosophie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Bordeaux 3. <\/i><\/p>\n<p>Comme son titre l\u2019indique, cet ouvrage offre une pr\u00e9sentation d\u2019ensemble des interpr\u00e9tations h\u00e9g\u00e9liennes de la trag\u00e9die grecque. Son int\u00e9r\u00eat n\u2019est pas seulement de suivre pas \u00e0 pas, \u00e0 travers l\u2019\u00e9volution de la pens\u00e9e de Hegel, les lectures que ce dernier propose de la trag\u00e9die, mais aussi de montrer l\u2019importance structurelle de ce motif pour toute sa philosophie sp\u00e9culative, en particulier dans sa partie politique. M. Thibodeau soutient que ce que Glockner qualifie de \u00ab\u00a0panlogisme\u00a0\u00bb n\u2019est pas destin\u00e9 \u00e0 recouvrir la \u00ab\u00a0conception pantragique du monde\u00a0\u00bb qui s\u2019\u00e9tait exprim\u00e9e dans les \u0153uvres de jeunesse, mais \u00e0 la r\u00e9actualiser, \u00e0 la reformuler (117). M\u00eame si, comme le rappelle M. Thibodeau, Hegel, \u00e0 partir de la fin des ann\u00e9es d\u2019I\u00e9na, a abandonn\u00e9 le mod\u00e8le grec de la belle cit\u00e9 antique au profit d\u2019une conception de la modernit\u00e9 fond\u00e9e sur le principe de la libre subjectivit\u00e9 individuelle, il a gard\u00e9 au c\u0153ur de son syst\u00e8me le th\u00e8me tragique du conflit, de la contradiction, qui prend ses racines dans sa lecture de la trag\u00e9die grecque. Dans la mesure o\u00f9 Hegel insiste, dans le syst\u00e8me de la maturit\u00e9, sur l\u2019importance de la r\u00e9conciliation comme d\u00e9passement de l\u2019opposition, le lecteur a le sentiment que c\u2019est plus les <i>Eum\u00e9nides<\/i> d\u2019Eschyle que l\u2019<i>Antigone<\/i> de Sophocle qui sert <i>in fine<\/i> de matrice \u00e0 la pens\u00e9e h\u00e9g\u00e9lienne du tragique. On saura gr\u00e9 \u00e0 M. Thibodeau d\u2019avoir soigneusement montr\u00e9 les diff\u00e9rences d\u2019interpr\u00e9tation de ces deux \u0153uvres, aussi bien dans les textes de jeunesse que dans l\u2019<i>Esth\u00e9tique<\/i>, en passant par la <i>Ph\u00e9nom\u00e9nologie de l\u2019esprit<\/i>. L\u2019essence de la trag\u00e9die pour Hegel est le conflit entre deux puissances \u00e9thiques oppos\u00e9es, \u00e9galement justifi\u00e9es en droit, comme la famille et l\u2019\u00c9tat. \u00c0 la diff\u00e9rence de l\u2019\u00e9pop\u00e9e, la trag\u00e9die grecque porte le conflit \u00e0 un \u00e9tat d\u2019incandescence, en le situant dans une unit\u00e9 de lieu, un espace d\u00e9limit\u00e9. Le conflit tragique a cependant une issue, qui est une r\u00e9conciliation pouvant prendre deux formes. Dans l\u2019<i>Antigone<\/i>, on assiste selon Hegel \u00e0 un conflit opposant deux principes inconciliables incarn\u00e9s par deux individualit\u00e9s qui seront d\u00e9truites l\u2019une et l\u2019autre\u00a0: \u00ab\u00a0tant Antigone, la repr\u00e9sentante de la loi de la famille, que Cr\u00e9on, le d\u00e9fenseur de la loi de la cit\u00e9, seront an\u00e9antis, car ils auront agi unilat\u00e9ralement et partiellement\u00a0\u00bb (166). Il y a en un sens une premi\u00e8re r\u00e9conciliation, mais elle est synonyme de destruction des deux partis. Car si Antigone est enterr\u00e9e vivante, M. Thibodeau rappelle que Cr\u00e9on est quant \u00e0 lui \u00ab\u00a0puni par le suicide de son fils et celui de son \u00e9pouse, ce qui entra\u00eenera la ruine de sa propre famille\u00a0\u00bb (213). La pi\u00e8ce <i>Les Eum\u00e9nides<\/i> offre le mod\u00e8le d\u2019une seconde version de la r\u00e9conciliation tragique, qui est celle \u00ab\u00a0de l\u2019absolution divine\u00a0: Ath\u00e9na, la d\u00e9esse de la cit\u00e9, absout le crime d\u2019Oreste en apaisant les Erinnyes et en les transformant en Eum\u00e9nides, en d\u00e9esses bienveillantes\u00a0\u00bb (167). Si cette seconde r\u00e9conciliation ne d\u00e9truit pas les protagonistes, mais les sauvent, elle reste insatisfaisante aux yeux de Hegel, surtout si on la consid\u00e8re \u00e0 l\u2019aune du principe de la libert\u00e9 moderne de l\u2019individu. On s\u2019accordera donc pleinement avec M. Thibodeau quand il conclut cette analyse en \u00e9crivant que \u00ab\u00a0tout porte \u00e0 croire, en effet, que ces r\u00e9conciliations ne sont pas v\u00e9ritablement r\u00e9alis\u00e9es par les h\u00e9ros eux-m\u00eames, par leur agir et leur interagir proprement dits, mais par une n\u00e9cessit\u00e9 qui s\u2019impose \u00e0 eux, qui r\u00e8gle le cours des choses et qui d\u00e9termine l\u2019issue du conflit tragique\u00a0\u00bb (167). Comme l\u2019avait expos\u00e9 Schelling dans la huiti\u00e8me de ses <i>Lettres sur le dogmatisme et le criticisme<\/i>, dont M. Thibodeau a bien vu toute l\u2019importance, ce qui se joue dans la trag\u00e9die antique, con\u00e7ue au miroir de l\u2019id\u00e9alisme allemand, c\u2019est une r\u00e9flexion sur la libert\u00e9 en proie au destin, une libert\u00e9 non pas synonyme de libre-arbitre ou de choix arbitraire, mais d\u2019autonomie ou d\u2019autod\u00e9termination, ce que Hegel appellera \u00ab\u00a0\u00eatre chez soi dans son autre\u00a0\u00bb (cf. 92 notamment).<\/p>\n<p>M. Thibodeau instruit ces questions selon un plan clair et bien construit, avec une m\u00e9thode rigoureuse qui affronte les difficult\u00e9s des textes sans jamais les \u00ab\u00a0mettre sous le tapis\u00a0\u00bb. L\u2019introduction situe la premi\u00e8re pens\u00e9e h\u00e9g\u00e9lienne du tragique dans le contexte de la philosophie kantienne, que Hegel se propose, avec ses condisciples Schelling et H\u00f6lderlin, de d\u00e9passer,\u00a0 au profit d\u2019une conception de la <i>dik\u00e8<\/i> plus \u00e0 m\u00eame selon lui de r\u00e9soudre les conflits de la vie \u00e9thique. Le premier chapitre examine les th\u00e8mes du tragique et du destin dans <i>L\u2019esprit du christianisme et son destin<\/i>. Le second chapitre est une lecture \u00e9clairante de l\u2019essai fort difficile sur le droit naturel, au fil conducteur de \u00ab\u00a0la trag\u00e9die de la vie \u00e9thique\u00a0\u00bb. M. Thibodeau mentionne \u00e0 ce propos le th\u00e8me de la guerre, cens\u00e9e \u00ab\u00a0entretenir la sant\u00e9 \u00e9thique des peuples\u00a0\u00bb (94-95), repris dans la <i>Ph\u00e9nom\u00e9nologie de l\u2019esprit<\/i> (135). Peut-\u00eatre aurait-il pu approfondir le lien de la guerre avec le tragique, en r\u00e9f\u00e9rence aux \u00a0<i>Principes de la philosophie du droit<\/i> (\u00a7324 sq.), o\u00f9 les conflits entre \u00c9tats sont pr\u00e9sent\u00e9s comme des diff\u00e9rends (tragiques\u00a0?) que seule la violence des armes peut trancher. Le troisi\u00e8me chapitre fait fond sur la <i>Ph\u00e9nom\u00e9nologie de l\u2019esprit<\/i>. L\u2019interpr\u00e9tation d\u2019Antigone est expliqu\u00e9e dans le d\u00e9tail, ainsi que la section sur la <i>Kunstreligion<\/i>, qui voit basculer la trag\u00e9die antique dans la com\u00e9die. Enfin, le quatri\u00e8me et dernier chapitre est consacr\u00e9 \u00e0 la th\u00e9orie de la trag\u00e9die dans les <i>Cours d\u2019esth\u00e9tique<\/i>. On appr\u00e9cie la mise au point sur la th\u00e8se h\u00e9g\u00e9lienne du primat de la beaut\u00e9 artistique sur la beaut\u00e9 naturelle (179 sq.), m\u00eame si la th\u00e9orie kantienne du beau de la <i>Critique de la facult\u00e9 de juger<\/i>, qui est vis\u00e9e par Hegel, aurait pu \u00eatre convoqu\u00e9e \u00e0 cet endroit. L\u2019autre th\u00e8se c\u00e9l\u00e8bre de \u00ab\u00a0la mort de l\u2019art\u00a0\u00bb fait l\u2019objet d\u2019une explication fort convaincante (184 sq.). Hegel ne pensait pas que la cr\u00e9ation artistique s\u2019\u00e9tait tarie \u00e0 son \u00e9poque, il soutenait simplement que l\u2019art, quelle que f\u00fbt la richesse de ses diverses formes, n\u2019\u00e9tait plus le \u00ab\u00a0centre normatif\u00a0\u00bb (186) des activit\u00e9s de la vie \u00e9thique, comme il l\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la Gr\u00e8ce ancienne. Cela a une cons\u00e9quence sur le statut de la trag\u00e9die\u00a0: \u00ab\u00a0Il en sera, bien s\u00fbr, exactement de m\u00eame pour la trag\u00e9die\u00a0: au moment o\u00f9 l\u2019art est rel\u00e9gu\u00e9 au pass\u00e9, il en est de m\u00eame pour la po\u00e9sie tragique, puisque c\u2019est maintenant le syst\u00e8me philosophique qui, pour ainsi dire, en absorbe le contenu\u00a0\u00bb (220). C\u2019est peut-\u00eatre la raison pour laquelle Hegel ne semble pas s\u2019int\u00e9resser aux trag\u00e9dies \u00ab\u00a0modernes\u00a0\u00bb d\u2019un Racine ou d\u2019un Corneille. Dans le <i>Cours d\u2019esth\u00e9tique<\/i>, quand il est question de la trag\u00e9die dans l\u2019art romantique, c\u2019est avant tout de la trag\u00e9die grecque qu\u2019il s\u2019agit, comprise comme \u00ab\u00a0po\u00e9sie tragique\u00a0\u00bb qui succ\u00e8de \u00e0 la com\u00e9die et au drame. Malgr\u00e9 les explications de M. Thibodeau (194), cette situation de la trag\u00e9die antique dans l\u2019art romantique, propre au monde moderne, a quelque chose d\u2019anachronique qui ne laisse pas d\u2019\u00e9tonner quelque peu.<\/p>\n<p>D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, ce livre est donc une \u00e9tude tr\u00e8s compl\u00e8te, r\u00e9dig\u00e9e dans une langue fluide et agr\u00e9able \u00e0 lire, et bas\u00e9e sur une excellente connaissance des textes de Hegel et de la litt\u00e9rature secondaire en allemand, anglais et fran\u00e7ais (cf. la bibliographie 232-240). Il sera assur\u00e9ment une r\u00e9f\u00e9rence incontournable pour qui veut \u00e9tudier la question de la trag\u00e9die dans l\u2019\u0153uvre de Hegel. On fera en conclusion de cette recension une remarque qui est non pas une critique mais un prolongement possible de ce travail. Comme l\u2019a montr\u00e9 M. Thibodeau, l\u2019interpr\u00e9tation h\u00e9g\u00e9lienne de la trag\u00e9die grecque puise sa source dans une r\u00e9flexion sur la vie \u00e9thique dans son historicit\u00e9. Pourquoi ne pas \u00e9tudier, d\u00e8s lors, le motif de la trag\u00e9die dans la philosophie politique et surtout dans la philosophie de l\u2019histoire, o\u00f9 Hegel emploie parfois les notions de \u00ab\u00a0destin\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0conflit\u00a0\u00bb\u00a0? Je donnerai deux exemples qui illustrent le motif de la \u00ab\u00a0trag\u00e9die de l\u2019histoire\u00a0\u00bb chez Hegel. \u00c0 propos de la d\u00e9faite et de l\u2019abdication forc\u00e9e de Napol\u00e9on, Hegel parle du \u00ab spectacle effrayant et prodigieux \u00bb d\u2019un \u00ab \u00e9norme g\u00e9nie \u00bb qui accomplit son destin en \u00e9tant contraint de se d\u00e9truire lui-m\u00eame\u00a0: c\u2019est \u00ab la chose la plus tragique qui soit \u00bb, \u00e0 laquelle le monde assiste pareil au \u00ab ch\u0153ur dans la trag\u00e9die antique \u00bb (lettre \u00e0 Niethammer du 29 avril 1814, <i>Correspondance<\/i>, trad. Paris, Gallimard, t. II, 1990, p. 31). Dans le cours de 1817\/18 sur le droit naturel et la science de l\u2019\u00c9tat, Hegel interpr\u00e8te le\u00a0 \u00ab\u00a0proc\u00e8s absolu\u00a0\u00bb de l\u2019histoire du monde selon un sch\u00e9ma qui fait penser \u00e0 la trag\u00e9die grecque : \u00ab\u00a0L\u2019histoire du monde est cette trag\u00e9die divine o\u00f9 l\u2019esprit s\u2019\u00e9l\u00e8ve au-dessus de la piti\u00e9, de l\u2019\u00e9thicit\u00e9, et de tout ce qui est sacr\u00e9 par ailleurs, o\u00f9 l\u2019esprit se produit lui-m\u00eame\u00a0\u00bb (<i>Vorlesungen \u00fcber Naturrecht und Staatswissenschaft<\/i> (1817\/18), Hambourg, F. Meiner, 1983, p. 256, trad. J.-Ph. Deranty, Paris, Vrin, 2002, p. 278). La question serait de savoir jusqu\u2019o\u00f9 le mod\u00e8le de la trag\u00e9die grecque peut s\u2019appliquer aux domaines de la politique et de l\u2019histoire, qui semblent, \u00e0 l\u2019\u00e9poque du monde moderne, ob\u00e9ir non plus au principe du destin mais \u00e0 celui de la libert\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[amazon_link asins=&rsquo;2753513295&prime; template=&rsquo;CSCP&rsquo; store=&rsquo;cs066b-20&prime; marketplace=&rsquo;CA&rsquo; link_id=&rsquo;ff0fdea7-c4c9-11e7-a586-ef7fe2abd2eb&rsquo;] Martin Thibodeau, Hegel et la trag\u00e9die grecque. Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011, 242 p. ISBN: 978-2753513297. Compte-rendu de Christophe Bouton, professeur de philosophie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Bordeaux 3. Comme son titre l\u2019indique, cet ouvrage offre une pr\u00e9sentation d\u2019ensemble des interpr\u00e9tations h\u00e9g\u00e9liennes de la trag\u00e9die grecque. 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