{"id":5739,"date":"2017-06-08T15:26:22","date_gmt":"2017-06-08T19:26:22","guid":{"rendered":"http:\/\/www.surfzen.com\/cscp2017\/?p=5739"},"modified":"2017-11-08T16:05:37","modified_gmt":"2017-11-08T21:05:37","slug":"florian-forestier-la-phenomenologie-genetique-de-marc-richir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/c-scp.org\/fr\/2017\/06\/08\/florian-forestier-la-phenomenologie-genetique-de-marc-richir","title":{"rendered":"Florian Forestier, La ph\u00e9nom\u00e9nologie g\u00e9n\u00e9tique de Marc Richir"},"content":{"rendered":"<p>[amazon_link asins=&rsquo;B00ZLVTPZY&rsquo; template=&rsquo;CSCP&rsquo; store=&rsquo;cs066b-20&prime; marketplace=&rsquo;CA&rsquo; link_id=&rsquo;8c09b8cd-c4c8-11e7-a1a5-e9d1fca83d48&prime;]<\/p>\n<p><b>Florian Forestier, <\/b><b><i>La ph\u00e9nom\u00e9nologie g\u00e9n\u00e9tique de Marc Richir<\/i><\/b><b>, London, Springer, coll.\u00a0Phaenomenologica, 2015, 213\u00a0pages; ISBN: 978-3-319-10026-5.<\/b><\/p>\n<p><i>Jean-S\u00e9bastien Hardy, Universit\u00e9 Laval<\/i><\/p>\n<p>De par sa complexit\u00e9 et son \u00e9tendue, la pens\u00e9e de Richir appelle le service d\u2019\u00e9claireurs. Dans <i>La ph\u00e9nom\u00e9nologie g\u00e9n\u00e9tique de Marc Richir<\/i>, Florian Forestier entend justement offrir une des premi\u00e8res pr\u00e9sentations d\u2019ensemble de la ph\u00e9nom\u00e9nologie richirienne, comprise comme entreprise \u00e0 la fois rigoureusement transcendantale et int\u00e9gralement g\u00e9n\u00e9tique. Si l\u2019ouvrage reconna\u00eet et honore toute sa dette envers les travaux ant\u00e9rieurs d\u2019Alexander Schnell, Robert Alexander, Jo\u00eblle Mesnil, L\u00e1szl\u00f3 Tengelyi et Pierre Kerszberg, qui auront su parcourir ou mettre en pratique en premier l\u2019\u0153uvre de Richir pour mieux en identifier les saillies, il se donne pour objectif sp\u00e9cifique et in\u00e9dit d\u2019explorer celles-ci de fa\u00e7on syst\u00e9matique et pr\u00e9cise \u00e0 travers ses filiations nombreuses avec le texte husserlien, tout en la situant au passage dans des rapports audacieux \u00e0 des figures contemporaines telles que Derrida et surtout Jean-Luc Nancy.<\/p>\n<p>La construction de l\u2019ouvrage n\u2019ob\u00e9it pas \u00e0 un plan d\u2019ex\u00e9cution th\u00e9matique, mais proc\u00e8de plut\u00f4t \u00e0 un mode d\u2019exposition concentrique (9)\u00a0: pr\u00e9sentation g\u00e9n\u00e9rale, probl\u00e8me du sens et des synth\u00e8ses passives, puis, de l\u2019int\u00e9rieur ainsi d\u00e9limit\u00e9, \u00e9tude des \u00ab\u00a0concr\u00e9tudes\u00a0\u00bb de la <i>phantasia<\/i>, du corps, du temps, etc. Diff\u00e9rentes lectures comparatives, engageant notamment Merleau-Ponty et Maldiney, mais aussi Lacan et Winnicott (celles-ci \u00e9tant particuli\u00e8rement instructives), viennent ponctuer le propos. Chaque chapitre se termine par une \u00ab\u00a0synth\u00e8se\u00a0\u00bb qui souligne \u00e0 grands traits les apports propres de Richir au vu des auteurs convoqu\u00e9s de fa\u00e7on plus ou moins dialectique.<\/p>\n<p>La ph\u00e9nom\u00e9nologie husserlienne, et en particulier les manuscrits de Bernau et le posthume <i>Exp\u00e9rience et jugement<\/i>, occupe une place centrale et structurante dans l\u2019ouvrage. Ainsi, les pages 61\u201371 sur la synth\u00e8se passive, 84\u201397 sur la <i>phantasia<\/i>, 109\u2013119 sur la conscience intime du temps et 143\u2013151 sur la constitution de l\u2019espace portent exclusivement sur Husserl. Ces analyses des \u00ab\u00a0grands massifs husserliens\u00a0\u00bb (61) ont pour m\u00e9rite d\u2019asseoir fermement dans la lettre des textes chacune des propositions de m\u00e9thode (g\u00e9n\u00e9tique, sp\u00e9culative, etc.) et de concepts matriciels (\u00ab\u00a0rien-que-ph\u00e9nom\u00e8ne\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0sch\u00e9matisme\u00a0\u00bb, etc.) apport\u00e9es par Richir, et ainsi de marquer les continuit\u00e9s et discontinuit\u00e9s entre deux pens\u00e9es de la gen\u00e8se du ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n<p>\u00c0 cet \u00e9gard, l\u2019analyse de la \u00ab\u00a0recherche en zigzag (<i>im Zickzack)<\/i>\u00a0\u00bb, expression et geste de Husserl repris par Richir, pourrait \u00e0 elle seule servir d\u2019introduction \u00e0 la ph\u00e9nom\u00e9nologie richirienne (30\u201331 et 183\u2013186). Il en ressort que, pour Richir, et \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019id\u00e9e d\u2019une constitution de l\u2019appara\u00eetre en \u00ab\u00a0couches\u00a0\u00bb (<i>Schichten<\/i>) verticalement ordonn\u00e9es, le champ ph\u00e9nom\u00e9nologique doit d\u2019abord \u00eatre cr\u00e9\u00e9 (et non d\u00e9-couvert) par des r\u00e9ductions vari\u00e9es, exig\u00e9es ou sollicit\u00e9es selon ce qu\u2019il y a \u00e0 penser \u00e0 chaque niveau et dans chaque registre (30). En d\u2019autres termes, nous ne savons pas d\u2019avance quel est le fil conducteur pour remonter \u00e0 rebours la gen\u00e8se\u00a0: l\u2019exemplarit\u00e9 des ph\u00e9nom\u00e8nes guides ne peut pas \u00eatre connue <i>a priori<\/i>, tout au plus peut-elle \u00eatre pressentie (l\u2019auteur \u00e9voque le \u00ab\u00a0flair\u00a0\u00bb ph\u00e9nom\u00e9nologique; 184). Ce faisant, il y a selon Richir une pluralit\u00e9 de <i>registres architectoniques de ph\u00e9nom\u00e9nalit\u00e9<\/i>, et rien n\u2019indique d\u2019avance qu\u2019une continuit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique les lie de fa\u00e7on unilat\u00e9rale et univoque (32, voir aussi 36).<\/p>\n<p>De fa\u00e7on tout aussi d\u00e9cisive, ceci implique par ailleurs qu\u2019il n\u2019y a pas de donn\u00e9 de derni\u00e8re instance. Plus encore, non seulement les ph\u00e9nom\u00e8nes font-ils l\u2019objet d\u2019une gen\u00e8se, mais c\u2019est le cas aussi de la ph\u00e9nom\u00e9nalisation elle-m\u00eame, notamment en tant qu\u2019elle proc\u00e8de d\u2019une \u00ab\u00a0institution symbolique\u00a0\u00bb. Cela justifie, d\u2019une part, le rejet par Richir de l\u2019id\u00e9e husserlienne d\u2019archi-fondation (<i>Urstiftung<\/i>) du syst\u00e8me de la ph\u00e9nom\u00e9nalit\u00e9 dans une origine perdue, mais reconstruite (5), et autorise, d\u2019autre part, un certain rapprochement avec la pens\u00e9e de Derrida, les \u00ab\u00a0<i>Wesen <\/i>sauvages\u00a0\u00bb fondatrices s\u2019av\u00e9rant non seulement \u00e9trang\u00e8res \u00e0 toute action du moi, mais aussi et surtout \u00ab\u00a0<i>vierges de toute intelligibilit\u00e9<\/i>\u00a0\u00bb (25). L\u2019originalit\u00e9 de la ph\u00e9nom\u00e9nologie g\u00e9n\u00e9tique richirienne ne correspond pas alors \u00e0 la \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9tisation\u00a0\u00bb en droit infinie de l\u2019apparaissant en tant que tel (12), mais au fait de questionner le surgissement de la structure de l\u2019apparition elle-m\u00eame \u00e0 partir d\u2019un fond gratuit et anarchique, lieu d\u2019un <i>sens<\/i> \u00ab\u00a0hors langage\u00a0\u00bb (43 et 51). Cela dit, contrairement \u00e0 Derrida qui abandonnerait selon l\u2019auteur toute ph\u00e9nom\u00e9no-logie, Richir entend toujours bien rendre compte du passage du sens instituant \u00e0 la signifiance institu\u00e9e (ou\u00a0\u00ab\u00a0instituable\u00a0\u00bb) dans le visible et le dicible (26\u201327).<\/p>\n<p>La sous-section du chapitre 1 consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00ab\u00a0anthropologie ph\u00e9nom\u00e9nologique comme m\u00e9thode\u00a0\u00bb peut \u00eatre lue comme un t\u00e9moignage de cette refonte de la ph\u00e9nom\u00e9nologie g\u00e9n\u00e9tique husserlienne. Selon Richir, ni les existentiaux chez Heidegger ni l\u2019humanit\u00e9 du visage chez Levinas ne rel\u00e8veraient d\u2019un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0invariant de second degr\u00e9\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019un type anthropologique <i>a priori<\/i>, ceux-ci proc\u00e9dant toujours malgr\u00e9 eux d\u2019un \u00ab\u00a0cas singulier\u00a0\u00bb que l\u2019on peut certes <i>restituer<\/i>, mais que l\u2019on ne doit pas \u00e9riger subrepticement en mod\u00e8les transhistoriques de ph\u00e9nom\u00e9nalisation (40\u201341). En d\u2019autres termes, la temporalisation et la spatialisation du <i>Dasein<\/i> ne sont pas les seules possibles et effectives. La lecture des <i>Concepts fondamentaux de la m\u00e9taphysique<\/i> permet justement \u00e0 Richir de red\u00e9finir l\u2019humanit\u00e9 au sein de la \u00ab\u00a0diff\u00e9rence zoologique\u00a0\u00bb\u00a0: l\u2019humanit\u00e9 appara\u00eet, non par la suppression de l\u2019instinct, mais par une \u00ab\u00a0d\u00e9corr\u00e9lation\u00a0\u00bb des syst\u00e8mes instinctifs d\u2019avec les stimuli qui les motivent (58\u201359)\u00a0; l\u2019homme r\u00e9agit pour ainsi dire \u00ab\u00a0instinctivement\u00a0\u00bb \u00e0 un sens institu\u00e9, si bien que \u00ab\u00a0l\u2019inconscient symbolique est l\u2019animalit\u00e9 continu\u00e9e au sein du langage\u00a0\u00bb (59), comme le formule avec une grande justesse Florian Forestier.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9lucidation du concept richirien de <i>phantasia<\/i> au moyen de sa distinction d\u2019avec la perception et la \u00ab\u00a0conscience d\u2019image\u00a0\u00bb chez Husserl re\u00e7oit une attention toute particuli\u00e8re au sein de l\u2019ouvrage. L\u2019auteur met en \u00e9vidence comment les <i>phantasmata<\/i> \u2013\u00a0c\u2019est-\u00e0-dire la mati\u00e8re du phantasme, par exemple celle du Minotaure imagin\u00e9\u00a0\u2013 ne renvoient \u00e0 aucune perception ant\u00e9rieure ni \u00e0 aucun objet, mais confondent en outre vis\u00e9e et remplissement, intention et mati\u00e8re v\u00e9cue (96 et 108). Contrairement \u00e0 l\u2019imagination, ce n\u2019est plus alors l\u2019absence en chair et en os de la chose imagin\u00e9e (ant\u00e9rieurement per\u00e7ue ou perceptible) qui caract\u00e9rise essentiellement la <i>phantasia<\/i>, mais le fait que l\u2019appara\u00eetre y est lib\u00e9r\u00e9 de tout renvoi intentionnel \u00e0 la pr\u00e9sence temporelle et spatiale du monde d\u2019objets constitu\u00e9 \u00e0 travers les actes de l\u2019ego. Quasi hallucinatoire, la <i>phantasia<\/i> appara\u00eet en cela selon Richir plus archa\u00efque que l\u2019imagination et la perception (98), ce qui est attest\u00e9 dans une d\u00e9monstration br\u00e8ve mais claire de son r\u00f4le dans la constitution de la corpor\u00e9it\u00e9 v\u00e9cue (<i>Leiblichkeit<\/i>) (99, voir aussi 161\u2013163). Les analyses subs\u00e9quentes portant sur la \u00ab\u00a0distension de l\u2019ext\u00e9riorit\u00e9\u00a0\u00bb, \u00e0 savoir l\u2019institution de l\u2019espace en tant qu\u2019espace m\u00e9taphysique, math\u00e9matique et physique sont des plus int\u00e9ressantes et originales dans le contexte plus large d\u2019une tentative de gen\u00e8se ph\u00e9nom\u00e9nologique de la spatialit\u00e9, qui a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e par d\u2019autres, notamment Dominique Pradelle, \u00c9liane Escoubas, Max Loreau, etc. (168\u2013170).<\/p>\n<p>Dans une orientation qui assume son caract\u00e8re sp\u00e9culatif, la ph\u00e9nom\u00e9nologie richirienne donne lieu ultimement \u00e0 une ph\u00e9nom\u00e9nologie de la ph\u00e9nom\u00e9nologie, questionnement r\u00e9flexif et critique sur la possibilit\u00e9 m\u00eame d\u2019un logos des ph\u00e9nom\u00e8nes. Comme le montre bien Florian Forestier, la ph\u00e9nom\u00e9nologie descriptive de Husserl s\u2019av\u00e8re intimement mais secr\u00e8tement li\u00e9e \u00e0 une ph\u00e9nom\u00e9nologie constructive, qui parvient \u00e0 penser <i>une<\/i> constitution par r\u00e9gression, sans mettre en lumi\u00e8re ses institutions fondatrices et \u00e0 la fois \u00e9vanescentes. Selon Richir, la ph\u00e9nom\u00e9nologie doit sa possibilit\u00e9 \u00e0 un certain nombre de faits ou d\u2019\u00ab\u00a0\u00e9l\u00e9ments fondamentaux\u00a0\u00bb (176\u2013180), qui sont autant de \u00ab\u00a0r\u00e9gulateurs transcendantaux\u00a0\u00bb fonci\u00e8rement irr\u00e9ductibles\u00a0: \u00ab\u00a0<i>L\u2019attestation la plus nette de la possibilit\u00e9 de la ph\u00e9nom\u00e9nologie vient alors de ce que nous comprenons au moins un tant soit peu quand nous tentons de parler de ce qu\u2019on ne peut r\u00e9solument pas dire <\/i>[\u2026] Nous \u201cy\u02ee sommes toujours d\u00e9j\u00e0\u00a0\u00bb (184).<\/p>\n<p>Sans contredit, l\u2019ouvrage de Florian Forestier est vou\u00e9 \u00e0 devenir une r\u00e9f\u00e9rence dans les \u00e9tudes richiriennes encore naissantes, en raison des rattachements nombreux et convaincants qui y sont faits entre les analyses de Richir et leur arri\u00e8re-texte husserlien, mais aussi des \u00e9volutions mineures et majeures qu\u2019il souligne au sein m\u00eame de l\u2019\u0153uvre de Richir qui s\u2019\u00e9tend sur plusieurs d\u00e9cennies (\u00e0 cet effet, voir la tripartition de l\u2019\u0153uvre richirienne en m\u00e9taphysique, \u00ab\u00a0proto-ph\u00e9nom\u00e9nologique\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0archi-tectonique\u00a0\u00bb, 7, et aussi 81), ce que peu de commentateurs avaient cherch\u00e9 \u00e0 faire jusqu\u2019ici. L\u2019appareil infrapaginal est imposant et fait montre d\u2019une excellente ma\u00eetrise des auteurs qui gravitent de pr\u00e8s ou de loin autour de Richir, bien qu\u2019il semble par moments que le cr\u00e9dit et la place donn\u00e9s aux autres commentateurs de Richir, pour justifi\u00e9s qu\u2019ils soient, \u00e9clipsent les prises de position propres de l\u2019auteur. La rapidit\u00e9 apparente de certaines analyses des premiers chapitres est contrebalanc\u00e9e rapidement par la structure concentrique du texte, qui permet un mouvement successif de reprise, dans des sph\u00e8res distinctes, des m\u00eames th\u00e8mes et textes porteurs. \u00c9voqu\u00e9es furtivement en introduction et dans une phrase de la conclusion (2 et 196), les r\u00e9flexions originales et puissantes de Richir entourant l\u2019esth\u00e9tique et le politique ne sont pas abord\u00e9es, confirmant ainsi ou bien la difficult\u00e9 qu\u2019il y a \u00e0 arrimer ces domaines \u00e0 toute trame ph\u00e9nom\u00e9nologique, ou bien l\u2019urgence qu\u2019il y a \u00e0 synth\u00e9tiser puis analyser les th\u00e8ses de Richir en la mati\u00e8re.<\/p>\n<p>Enfin, certains moments forts de cet ouvrage touchant \u00e0 la conception richirienne de la temporalit\u00e9 et de l\u2019affectivit\u00e9 semblent former un pr\u00e9lude de choix \u00e0 une confrontation avec la pens\u00e9e de Michel Henry, en particulier lorsqu\u2019il est not\u00e9 que, chez Richir, \u00ab\u00a0[le soi] est plut\u00f4t \u201cvivre\u02ee qu\u2019\u201c\u00eatre\u02ee et [que] sa nature est essentiellement affective.\u00a0\u00bb (125) Une diff\u00e9rence tiendrait alors sans doute \u00e0 deux<i> po\u00e9tiques de la vie<\/i> que tout s\u00e9pare\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, un certain bucolisme de l\u2019\u00eatre du soi riv\u00e9 \u00e0 soi chez Henry et, de l\u2019autre, un h\u00e9raclit\u00e9isme qui n\u2019\u00e9pargne rien, pas m\u00eame la pr\u00e9sence \u00e0 soi de l\u2019appara\u00eetre. Comme le souligne Florian Forestier, pour Richir, qui fait droit \u00e0 la puissance du simulacre et au magma d\u2019un sens se faisant, tout bien consid\u00e9r\u00e9, \u00ab\u00a0<i>[l]e pr\u00e9sent est un \u00e9v\u00e9nement rare <\/i>au sein du flux\u00a0\u00bb (132).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[amazon_link asins=&rsquo;B00ZLVTPZY&rsquo; template=&rsquo;CSCP&rsquo; store=&rsquo;cs066b-20&prime; marketplace=&rsquo;CA&rsquo; link_id=&rsquo;8c09b8cd-c4c8-11e7-a1a5-e9d1fca83d48&prime;] Florian Forestier, La ph\u00e9nom\u00e9nologie g\u00e9n\u00e9tique de Marc Richir, London, Springer, coll.\u00a0Phaenomenologica, 2015, 213\u00a0pages; ISBN: 978-3-319-10026-5. Jean-S\u00e9bastien Hardy, Universit\u00e9 Laval De par sa complexit\u00e9 et son \u00e9tendue, la pens\u00e9e de Richir appelle le service d\u2019\u00e9claireurs. 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